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Un être vivant, quelqu'il soit, ne doit sa vie à personne. Elle lui appartient entièrement, et chacun d'entre nous est libre de ses choix.

Je ne vois donc pas en quoi un personne voulant de se suicider est "égoïste" ou "lâche".

Une personne qui se suicide a prit en compte tous les détails de sa vie avant de passer à l'acte.

Comme le dit Djakirov plus haut, c'est plutôt extrêmement orgueilleux de vouloir choisir à la place d'une personne pour son plaisir personnel, en l'obligeant à garder sa souffrance pour lui.

Je répète ce que j'ai dis : si on part sur "c'est NOTRE vie, on en fait ce qu'on veut", je rétorque : "Dans ce cas, tes parents ont parfaitement le droit de te tuer ! Puisqu'ils t'ont DONNE la vie, ils peuvent la reprendre". C'est pour moi le même genre de raisonnement simpliste. Et d'ailleurs, le suicide, c'est pas un "acte de vie" mais un "acte de mort".

Oui, on a le libre arbitre. Eh bien, le suicide, c'est "un mauvais choix, un choix lâche/fou".

Comme tu peux choisir d'être un meurtrier. Ça aussi, c'est un "mauvais choix".

Je ne crois pas qu'un suicidaire a forcément "beaucoup réfléchi" avant de passer à l'acte. Ou alors, il n'a pas "bien réfléchi". Vu qu'il est coincé dans une certaine vision et une certaine mentalité.

Si tu te suicides tout en sachant que ça va causer de la peine aux autres, oui, c'est égoïste. Les personnes qui veulent que la personne reste sont égoïstes aussi mais elles sont plus nombreuses. Le choix d'un égoïste contre le choix commun de plusieurs égoïstes.

Je ne vois absolument pas l'orgueil là-dedans.

Quant au "courage"........................................... La mort est par définition une "délivrance", une "fuite"... Quand tu es mort, tu es mort. Ce sont les autres qui doivent se montrer "courageux" pour surmonter ta perte. Donc, non, rien à faire, je ne peux pas voir le suicide comme autre chose qu'une forme de "lâcheté". En tout cas, je n'y vois pas du "courage".

Par contre, je peux voir du courage dans le "sacrifice".

Et l'orgueil... Je rétorque à ça qu'on peut aussi considérer le suicide comme de l'orgueil : on estime qu'on a le droit de mettre fin à notre vie, parce que "c'est notre vie". L'orgueil de penser que personne ne pourra jamais nous comprendre, l'orgueil d'être sur que rien ne changera, l'orgueil d'être persuadé que c'est la seule solution et qu'il n'y a pas d'autres alternatives.

Je ne vois pas non plus pourquoi dire que c'est lâche (d'une certaine manière) est "orgueilleux". Je n'ai pas dit que je valais mieux. Si j'avais eu une autre vie, moins favorable, j'aurai très bien pu me suicider aussi. Comme je l'ai déjà dit. Quand je dis que c'est "lâche", je ne m'estime pas "supérieur à ça". Puisque je suis dans le lot. Et je SUIS lâche (mais sur d'autres aspects).

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Tu fais des amalgames. Mes parents m'ont bien donné la vie, mais je ne leur doit rien. Personne au monde ne peut décider de l'arrêter à part moi, qui en suis le maître. Le suicide n'est ni un acte de vie ni de mort (la mort en étant la fin).

Je ne vois pas comment tu peux juger des choix, surtout en comparant le suicide et un meurtre. C'est de très mauvais goût. Un choix n'est pas mauvais, ni même bon, tant qu'il ne nuit pas à nous-même, la société ou autrui.

Tu vas me dire "oui mais le suicide fait souffrir des personnes" : la vie fait souffrir la personne concernée. Ces proches pourront continuer la leur, en passant forcément par une période difficile, mais ils la continueront.

D'après toi, un suicidaire passe à l'acte sur un coup de tête ?

La mort, c'est une décision irréversible. Même si ta vie et faite de souffrance, elle a quand même un prix. Tu dis ne pas avoir pensé au suicide, ça me fait donc doucement rire de te voir te permettre de juger ça. C'est ça que j'appelle l'orgueil, croire tout savoir sans y être jamais passé.

Je n'ai peut-être jamais tenté de me suicider, mais je l'ai voulu très fort, et ça m'arrive encore. Mais je n'aurais jamais le courage de le faire, j'ai encore beaucoup de choses auxquelles je tiens, et ma douleur est minime face à d'autres. Je ne peux pas juger, juste savoir ce que l'on ressent. C'est pour cela que je parle de courage.

Donc, pour toi, c'est le nombre qui l'emporte ? Un nombre de personnes ne sachant rien de ce que ressent la victime, ne pensant qu'à leur propre éventuelle tristesse, que ce sont eux qui ont raison ? C'est ce que j'appelle de l'orgueil. Je me répète encore, mais la seule personne qui a le droit de juger, c'est la concernée. Point.

Les suicidaires sont souvent des personnes torturées qui s'autodénigrent tellement, qu'elles ne de sentent plus dignes de leur proches. Il ne faut pas les obliger à se convaincre qu'ils ont faux, mais qu'ils sont au même niveau que les autres.

Les proches de la victime devront supporter sa perte, certes. Mais cette victime, elle a surmonté sa douleur pendant si longtemps qu'elle ne peut plus la supporter. C'est ce que j'appelle du courage.

Encore une fois, je ne vois pas en quoi les proches ont le droit de le retenir, à rester prisonnier de sa vie de souffrance.

Il y a évidemment des moyens de sortir de la dépression. Mais souvent, ils arrivent assez tard. On a beau envoyer des messages de détresse, les proches ne s'en aperçoivent pas ou ne captent pas entièrement la grandeur du problème, et c'est normal.

On peut vivre avec sa souffrance en bagage, pleurer tous les soirs pour extérioriser et faire de rien en société, ou en parler à quelqu'un de compréhensif et actif. Sinon, on peut aussi mettre fin à son calvaire. Je ne vais m'éterniser là dessus, je vais juste rabâcher ce que j'ai dit plus haut : personne ne nous connaît mieux que nous-même, seuls nous pouvons juger.

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1) Mes parents m'ont bien donné la vie, mais je ne leur doit rien. Personne au monde ne peut décider de l'arrêter à part moi, qui en suis le maître.

2) Un choix n'est pas mauvais, ni même bon, tant qu'il ne nuit pas à nous-même, la société ou autrui.

Tu vas me dire "oui mais le suicide fait souffrir des personnes" : la vie fait souffrir la personne concernée.

3) D'après toi, un suicidaire passe à l'acte sur un coup de tête ?

4) Tu dis ne pas avoir pensé au suicide, ça me fait donc doucement rire de te voir te permettre de juger ça. C'est ça que j'appelle l'orgueil, croire tout savoir sans y être jamais passé.

5) Je ne peux pas juger, juste savoir ce que l'on ressent. C'est pour cela que je parle de courage.

6) Donc, pour toi, c'est le nombre qui l'emporte ? Un nombre de personnes ne sachant rien de ce que ressent la victime.

7) Les proches de la victime devront supporter sa perte, certes. Mais cette victime, elle a surmonté sa douleur pendant si longtemps qu'elle ne peut plus la supporter. C'est ce que j'appelle du courage.

8) Personne ne nous connaît mieux que nous-même, seuls nous pouvons juger.

1) Ce genre de raisonnement, c'est justement de l'orgueil selon moi.

2) Quand bien même, c'est un choix qui fait souffrir les autres et c'est un choix "lâche".

3) Et où ai-je dis ça ? Je dis que CERTAINES personnes le font sur un coup de tête, oui. Pas toute. J'ignore à quelle proportion mais je suis sûr que ce cas de figure existe.

4) Où ai-je dit n'y avoir jamais pensé ? Je n'ai jamais fait de "tentative". Mais "y penser", bien sûr que je l'ai fait.

5) Depuis quand faut-il avoir "vécu" pour juger ? C'est un "argument sentimental" trop facile. Je vais volontairement prendre un exemple extrême : je juge le viol comme quelque chose d'immonde, d'inexcusable et qui mérite sanction. Est-ce à dire que tant que je ne serai pas violé, mon point de vue est invalide ?.....

6) C'est toi qui dit que "le nombre ne sait rien". Pas moi. Et puis, je pense au concept du "plus grand bien". Une personne qui souffre, ça vaut mieux que 10 personnes qui souffrent. Bien sûr, une personne qui souffre, c'est déjà une personne de trop.

7) Dans ce cas, ce qui est "courageux", c'est "de supporter la souffrance". PAS "d'y succomber en mettant un terme à sa vie". Se battre, c'est courageux. Abandonner, c'est lâche.

8) Alors ça, c'est toi qui le dit et ça aussi, c'est un argument que j'ai vu trop souvent... Tu ne peux pas te juger efficacement uniquement par toi-même. Tu as besoin des autres, ne serait-ce qu'en tant que référents. De plus, si tu penses à toi, tu es subjectif. Par définition. Le regard de l'autre est extérieur et donc, plus objectif. Je ne dis pas que "le regard des autres est toujours plus juste". Mais en tout cas, "le regard de moi seul n'est pas forcément le plus juste". Et bien sûr, il faut voir ce qui désigne "les autres" : inconnus ou amis qui ont vécu des choses similaires, inconnus ou amis qui n'ont rien vécu de tel, etc, etc.

Parfois, tu as besoin du regard des autres pour mieux te connaître toi-même. Si tu penses que tu t'auto-suffit totalement...Là aussi, je vois de l'orgueil.

Enfin, "comprendre" une chose ne signifie pas "l'approuver".

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1) Je peux "comprendre" mais ça ne change rien. Le fait que mon raisonnement te dérange montre que tu mets de l'affect car tu me donnes des arguments "sentimentaux".

2) Tu utilises toi-même le mot "fragile", ce qui n'est pas tellement différent de "lâche". Ou, si tu veux, une fragilité qui mène à la lâcheté.

3) De ce fait, si j'avais grandi dans un autre climat, un climat nettement moins favorable, qu'aurai-je fait ? Je n'en sais rien. Peut-être aurai-je justement fait des tentatives. Et dans ce cas, je me serais comporté comme un lâche...et un égoïste par rapport aux personnes qui auraient tenues à moi.

Bon je vais pas épiloguer pendant 50 messages, alors je vais conclure brièvement tout en essayant d'être concis.

1) La seul chose qui me dérange c'est ton absence de raisonnement à la limite, je ne donne pas "d'argument sentimentaux" , après si dire qu'on est pas tous identique (dans tout ce que ça peut inclure) c'est faire du sentimentalisme et pas donner des faits, alors oui j'ai peut-être donné dans le pathos.

2) L'énorme différence c'est qu'en utilisant le mot "fragile" je constate, je n'émets de jugement de valeur.

3) Ok, donc tu dis toi-même que si tu avais été dans les même conditions que certaine des personnes que tu traite de lâche et d’égoïste tu aurais peut-être fait la même chose qu'eux, autrement dit toi aussi tu aurais été lâche et égoïste.

Enfin bref, je pense que ce que tu fais c'est faire passé les victimes pour des bourreaux ou tout du moins des coupables. Si tu cherches des gens à blâmer tourne-toi plutôt vers les personnes qui ont pousser au suicide s'il y en a.

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Enfin bref, je pense que ce que tu fais c'est faire passé les victimes pour des bourreaux ou tout du moins des coupables.

Absolument pas ! Où ai-je dit que ceux qui ont poussé telle personne à se suicider avaient eu raison ?

Ou ai-je dit que le suicidaire est le SEUL coupable ?

Nulle part. Je ne fais donc pas d'inversion de valeur.

Mais il ne faut pas se voiler la face non plus : est-ce que quelqu'un qui s'est suicidé est forcément TOTALEMENT innocent ? Perso, je ne crois pas.

Oui, il faut blâmer les gens qui ont pu pousser certaines personnes à se suicider. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut blâmer en rien ceux qui se sont suicidé. C'est un peu trop facile de faire "tout blanc d'un côté, tout noir de l'autre".

Quant à mon "absence de raisonnement"...je n'arrête pas de "raisonner" depuis tout à l'heure mais c'est pas grave... Et oui, dire qu'on est pas tous pareils est un fait... Tout comme dire que certaines personnes sont plus enclines à la lâcheté que d'autres. Ce qui ne veut pas dire qu'elles ne sont définies que par ça, d'ailleurs.

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