Everlis

Critiques des films à l'affiche

211 messages dans ce sujet

Sortons ce topic de son sommeil ! Vu les films qui arrivent, on va en avoir besoin !

Le film le plus attendu de cette semaine était bien sûr... bon, y'en a plein en fait, mais celui que j'attendais le plus et que je suis allée voir avec Aile du piqué ce matin, c'est "X-Men : Days of Future Past" (à traduire comme vous voulez, "jours d'un futur passé" ou "jours d'un passé futur", on dirait que c'est la même chose mais... qui sait ?)

La

en elle-même n'était pas très claire (enfin, c'est mon opinion) sur la menace qui allait cette fois planer sur nos mutants favoris, donc refaisons le point sur le nœud du problème : de vilains androïdes chasseurs de mutants menacent de les exterminer. La solution ? Comme le montrait (encore heureux) http://www.youtube.com/watch?v=6esGeXis858, et comme on aimerait le faire quand on fait quelque chose de regrettable, il va falloir remonter le temps "pour arrêter cette guerre, avant même qu'elle n'éclate" (dixit Pr. Xavier).

Comme à chaque fois qu'un film sur le voyage temporel se présente à moi, j'ai ricané sadiquement et défié celui-ci de trouver le moyen de rendre la chose crédible.

Je m'explique : j'avais déjà eu un léger souci avec "Looper" (regardez-le, ça sera plus simple que si j'explique et en plus je ferai pas de spoiler X) car celui-ci scindait la ligne du temps en deux et ne re-fusionnait pas clairement ces deux voies ; en clair, quelques incohérences qui me gênent particulièrement.

Eh bien, "Days of" réussit assez bien l'épreuve,

en ne renvoyant pas Wolverine physiquement dans le passé, mais en y envoyant seulement sa conscience, ce qui explique qu'on le voie parfois sans ses griffes en adamantium sur certaines scènes des bandes-annonces.

On évite ainsi les incohérences en ce qui concerne la question "si on change le passé, quelle version de la personne subsiste dans le nouveau futur ?"

Bref, arrêtons là les considérations temporelles et philosophiques (certes intéressantes, mais on est là pour parler d'un film à la base) et passons à la forme de la chose ; outre le fait qu'Omar Sy joue dans ce film, si Mystique est aux côtés de Wolverine sur l'affiche, c'est pour une raison simple : elle est l'élément déclencheur de la création des androïdes pour la simple raison qu'elle a tué leur créateur, encourageant ainsi les humains à les exterminer. Et non vous n'avez pas rêvé, notre cher Xavier est bien capable de marcher dans ce film, cet événement ramenant avec lui la thématique de l'acceptation (et si je vais plus loin, je vais trop spoiler). On rencontre aussi un mutant que je trouve assez génial : Pietro Maximoff, alias Vif-Argent, en raison d'une scène en particulier qui à mon sens dépasse les ralentis de "Matrix" ! On retrouvera aussi pas mal de têtes connues, ainsi que quelques références et flashbacks des épisodes passés. La bande-son est pas mal non plus, bien que me rappelant un peu les musiques de Hans Zimmer. Et surtout restez jusqu'à la fin du générique, sinon vous allez louper une scène qui pour moi annonce un prochain opus...

Je reviens vite fait sur le titre, et vu que je vais sans doute faire des spoils je le mets en balise :

Pour moi, les deux traductions du titre sont correctes : "jours d'un futur passé", car le futur apocalyptique dans lequel nous retrouvons nos héros au début du film devient caduc après la "résolution du problème", et devient donc un souvenir passé aux yeux de Wolverine, seule personne à s'en rappeler pour les raisons que donne le film ; "jours d'un passé futur", car ce passé dans lequel Wolverine revient pour changer les choses va prendre la place de celui, destructeur, qui l'attend si rien n'est fait. Les deux traductions résument donc l'essentiel du film.

En bref : de bonnes, voire très bonnes scènes d'action, d'autres, psychologiques, tout aussi importantes, une histoire qui tient debout, et une seule déception : la mort de Bernard Dhéran en 2013, qui doublait Magnéto de très belle manière. Je vous le conseille fortement, surtout si vous êtes fans de X-Men (naturellement) !

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Alors, c'est vrai que c'est un peu une avant première pour le coup, mais je donne une première critique du film "Le conte de la princesse Kaguya" du réalisateur Isao Takahata.

Je dois admettre qu'avec le simple teaser que j'avais eu la chance de voir avant le film "Le vent se lève", ça m'avait vraiment conquis, c'était donc avec une certaine hâte que je voulais le voir.

Et mes attentes sont comblées, malgré le fait que je n'ai toujours pas lu le conte en question (Désolé, Stefan Zweig passe d'abord) il s'agit là vraiment d'une oeuvre cinématographique très enrichissante tout comme l'oeuvre littéraire dont elle est issue. L'histoire peut paraître simple mais elle est surtout le reflet du désir profond de l'idéal de la société japonaise au Xème siècle. (Vivre à la campagne, partir s'installer en ville pour connaître richesse, gloire, etc...) C'est là qu'une comparaison très intéressante du réalisateur nous est faite, notamment sur la question esthétique de la beauté. Comme vous le verrez dans le film, ça va vous choquer, forcément, mais c'était normal pour l'époque et comparer à la situation actuelle, que faut-il en penser ? Cette question m'a beaucoup tenu à l'esprit pendant tout le film.

Après tout, le film aussi, loin des graphismes propres à Miyazaki ou tout autre animé récent de ce nom, se démarque par la technique employé tout le long. D'ailleurs, j'ignore si c'est fait à la peinture, au crayon de papier, on dirait presque du lavis parfois, avec des couleurs termes parfois, il y a un peu un côté informe. A l'opposé, nous trouvons des séquences très techniques et vraiment très amusante parfois comme la richesse des détails dans l'animation de la séquence du bébé, ou d'un merveilleux emploi, presque du sumie dans la séquence du cauchemar.

Continuons avec les musiques, qui là aussi, excellent, sous la baguette de Joe Hisaichi ainsi que de Takahata lui même aussi ! Entre les comptines pour enfant, à la musique religieuse, ou chant poétique très proche de l'aristocratie, ce film n'est qu'un déluge d'idées impressionantes pendant plus de 2 heures. Cela faisait quand même 14 ans environ que Takahata n'avait pas réalisé de longs métrages après, Mes voisins les Yamada, mais je doute, comme il nous l'a expliqué pendant les questions réponses après la projection, qu'il a voulu faire ce film sans aucun désir profond. (Par ailleurs, il a bien clashé Mamoru Hosoda, et vous m'en voyez ravi.) J'ignore s'il continuera ou non pous l'instant, mais dans tous les cas, c'est un chef d'oeuvre à ne pas manquer dans les salles obscures.

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Boum ! Je me permet de déterrer ce petit sujet, puisque je suis récemment allée deux fois au cinéma, pour découvrir deux films qui m'ont assez plu, à un niveau différent.

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Commençons donc par Le Labyrinthe (Version originale : The Maze Runner), réalisé par Wes Ball, et adapté du premier volume de la trilogie de James Dashner

Synopsis rapide : Un adolescent se réveille un jour au beau milieu d'un endroit inconnu, habité par un groupe de jeunes garçons d'à peu prêt son âge, et entouré par un immense labyrinthe dont personne n'a apparemment jamais trouvé la sortie. Il ne se souvient que d'une chose, de son prénom, Thomas, et va devoir très vite se familiariser avec ce nouvel environnement, et en même temps tenter de comprendre la raison de sa présence ici, son rôle, et, surtout, essayer de percer le mystère de ce labyrinthe farouchement gardé par des "Griffeurs", des créatures abominables et effrayantes.

Je précise que j'ai débuté la lecture du premier tome, mais que je ne me contenterai ici de ne juger que le film.

Les bons côtés ?

Le film est divertissant. Contexte de sortie oblige, il subit un grand nombre de comparaisons avec Hunger Games ou Divergente. Mais pourtant, il s'en détache de manière plutôt sympathique, et se veut donc plus "original". Ici, les personnages principaux sont en terrain inconnus, ne savent pas où ils sont, pourquoi, s'ils ont une tâche à accomplir, ne se souviennent de rien, et n'ont donc pas vraiment de passé en dehors de leur vie ici. Le fait de suivre un héros totalement à la ramasse (du moins, apparemment) est plutôt intéressant, mais reste assez, disons... bancal dans sa mise en scène. J'y reviendrai plus tard.

La présentation de leur mode de vie peut paraître un brin longue pour certains, mais j'ai trouvé qu'elle s'équilibrait bien avec les diverses scènes tournées action au sein même du Labyrinthe. Sur ce point, je n'ai rien à dire. J'ai trouvé que c'était un véritable régal, visuellement plutôt imposant et bien fait, ce qui à quand même pas mal contribué à l'ambiance générale du film.

Enfin, les protagonistes sont plutôt sympathiques. Objectivement parlant du moins. En un film, j'avoue qu'on a pas vraiment le temps de les découvrir ou de s'y attacher, mais certains se détachent du lot. Je noterai personnellement Newt (Incarné par Thomas Brodie-Sangster, qui, je l'avoue, est la raison pour laquelle je me suis intéressée à la base à ce film. Merci Jojen Reed et Game of Thrones), Minho, ou encore Gally (malgré son côté agaçant multiplié pour ceux qui, comme moi, auraient vu l'acteur qui l'incarne, Will Poulter, en Eustache la tâche dans le troisième volet de Narnia... Mauvais souvenirs, protagoniste écoeurant...) que j'ai pu trouver plus ou moins attachants.

Les mauvais côtés maintenant.

Premièrement, je reviens sur ce que j'ai dit plus tôt. Pourquoi est-ce que j'ai trouvé certains points flous, pas cohérents, et absolument pas convaincants ? Et bien c'est simple, malgré sa situation de "nouveau venu", le protagoniste Thomas s'affirme en à peine... Deux heures ? Et semble soudain totalement à l'aise, sur de lui, bien décidé à faire bouger les choses au milieu de tout ce petit groupe qui était habitué à une vie monotone, mais un minimum sure jusqu'à aujourd'hui.

Alors, oui, je sais, le cas de Thomas, son amnésie, ses rêves, sa curiosité font qu'il est dès le départ à part. Et je sais aussi que vu le format du film, il n'est pas possible de s'attarder sur tous les détails potentiels qui rendraient le tout plus agréable. Mais bon sang, j'ai trouvé son évolution totalement incompréhensible, pas crédible, et vachement, vachement énervante à mon gout. Au point qu'il m'est malheureusement un peu apparu comme une véritable tête à claque, et vu son statut de héros, c'est franchement un GROS point noir pour moi.

Transition ? Je reviens sur les personnages. Parlons, rien qu'un instant, de Chuck, Alby, ou encore, Teresa. Cette dernière était-elle sensée avoir la moindre importance au film ? Car honnêtement, j'ai rarement vu un personnage aussi inutile et transparent, pourtant présenté comme l'un des principaux.

Quand aux autres, et bien, je suppose qu'étant donné, encore une fois, qu'il s'agit d'un film, leur rôle s'est réduit à leur simple présence. Ce qui est dommage, vu qu'ils étaient apparemment sensés avoir un petit peu d'impact sur les spectateurs.

Enfin, et bien, je dirais qu'un autre défaut qui ne dérangera sans doute pas tout le monde, mais qui m'a un peu déçue, est l'ambiance musicale. En tant qu'adoratrice d'OST/Soundtrack/BO (choisissez l'appellation que vous voulez), j'ai trouvé que tout le film manquait cruellement de quelque chose, et c'était bel et bien de ça. Pas de morceaux en fond qui vous font voyager, vous mettent à la place des personnages, ou au coeur de l'action. Non, vraiment, rien du tout de remarquable, et c'est dommage.

En conclusion ?

Ce n'est pas un mauvais film, loin de là. C'est un très bon divertissement, qui se veut original par rapport aux derniers films de sa catégorie, et réussit bien ce défi là. Les acteurs sont plutôt convaincants, l'ambiance globale presque parfaite (Je vous le dit, la musique, ça peut tout changer dans n'importe quel support !), et un scénario intéressant qui n'est pas révolutionnaire, mais parvient normalement à attirer l'attention des spectateurs jusqu'à la fin, voir même plus ! Et oui, une fin pareille, ça nous laisse sur notre faim, justement ! (J'assume le jeu de mot)

Bref, un bon divertissement. Si vous avez envie de passer un moment sympathique, sans trop vous prendre la tête, et bien, n'hésitez pas !

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Le deuxième film dont je vais maintenant parler est mon gros coup de coeur, j'ai nommé, Interstellar, réalisé par Christopher Nolan, avec notamment Mattew Mcconaughey, Michael Caine, et Anne Hathaway.

Synopsis rapide : Dans un futur où l'humanité est poussée à ses derniers retranchements, un ancien pilote de la NASA, Cooper, s'apprête à partir pour une expédition spatiale en compagnie d'une petite équipe. Leur but ? Rechercher un nouvel habitat pour la population de la Terre, dont la fin est proche, et ce en se risquant à quitter notre système, et même notre galaxie, et se lancer ainsi dans un périlleux voyage au plein coeur de l'inconnu.

Petite précision : n'ayant pas vu Gravity, je ne suis pas en mesure de me livrer à la moindre comparaison entre les deux oeuvres, navrée.

Cette fois, commençons par les points négatifs...

Ce film est ambitieux. Très ambitieux à mes yeux. Et, à cause du thème abordé, des notions scientifiques et purement techniques évoquées, on peut parfois se perdre dans les explications, qui sont données à voix haute par les protagonistes. Au point que certains, qui ne seraient pas passionnés par ce genre de choses, ou juste très peu portés sur les longues tirades de présentation, risquent d'avoir l'impression de se retrouver dans un foutu bouquin de physique, astronomie, mathématiques, sciences...

Deuxièmement, si l'aspect précédent ne m'a personnellement pas dérangée, je dois bien reconnaître la présence de plusieurs incohérences, qui passeront peut-être inaperçues sur le coup, voir juste après la séance, mais qui, après réflexion, peuvent paraître évidentes. Je n'en citerai pas pour éviter un maximum de spoilers, étant donné que j'aimerai convaincre certains sceptiques de se ruer dans le cinéma le plus proche... Ahem.

Bref, ces incohérences sont bien présentes, et certaines peuvent clairement rendre le film bien moins convaincant et accrocheur une fois qu'on y a pensé un petit peu... Mais encore une fois, j'ai tellement adoré ces deux heures et quarante-neuf minutes de ma vie que je ne peux m'y attarder réellement... Je reconnaît qu'elles existent, mais, pour ma part, elle n'ont pas rendu le film catastrophique pour autant, loin de là.

Et... Ca sera tout pour les côtés négatifs, du moins pour le moment.

Les aspects positifs ?

Premièrement... Ce film est une PURE MERVEILLE ! Bon sang, je sais pas si je suis réellement objective en disant ça... Enfin, non, j'ai conscience de ne pas l'être... Mais... Je n'ai rien à dire de plus ! Je l'ai trouvé époustouflant, magnifique, bien pensé, génial, spécial.

Bon, je me calme et j'essaie de m'expliquer...

Déjà, la durée du film. Est-ce que le fait de passer presque trois heures devant un écran de cinéma vous fait peur ? Non ? Et bien jetez vous sur ce film. Oui ? Jetez vous sur ce film quand même ! Je n'ai pas vu le temps passer une seule seconde. J'étais totalement absorbée, fascinée, pour parler familièrement, carrément à fond dedans. Et pourtant, moi aussi j'étais un peu effrayée par sa longueur avant qu'il ne commence... De même que je l'étais pour le Loup de Wall Street, qui lui aussi ne m'avait absolument pas déçue ou ennuyée un instant.

Le scénario paraît plutôt banal. Une conquête de l'espace, un héros père de famille un peu habituel, un monde qui court à sa perte... Et pourtant, je sais pas, mais il y a quelque chose qui m'a rendu le tout intriguant et sublime. Le conflit qui ronge le protagoniste, pris entre son amour pour ses enfants, ses envies d'aventure galactiques, et son devoir envers l'humanité, est plutôt bien mis en scène. Pas vraiment prononcé, mais bel et bien présent. Tout le long du film. Et certaines scènes viennent lui rappeler son choix et sa situation de manière très émouvante.

D'un autre côté, sa petite équipe reste sympathique sans plus. On s'attache à sa camarade incarnée par Anne Hathaway, également plutôt mise en avant, mais au final, les deux véritables protagonistes et héros restent Cooper, et sa fille Murph, qui s'avère presque aussi importante que son père, bien que sa présence reste à peine plus secondaire. Mais dans tout les cas, le fait est là : on s'attache à ce petit monde, à ces êtres humains "normaux", que l'ont suit dans ce gigantesque voyage, et que l'on voit douter, pleurer, espérer et rire.

Visuellement parlant, je l'ai trouvé majoritairement sublime, tout particulièrement pour toutes les scènes et plans dans l'espace. Ceci est peut-être du à deux choses : mon incapacité à trouver dans les films récents des images clairement "moches", et aussi, ma passion pour tout ce qui touche à la science-fiction, et à ce qui se trouverait au delà de la Voie Lactée. Forcément, j'étais comme une enfant pendant les habituelles "vues de loin" de la Terre, où la mise en scène de phénomènes et anomalies spatiales.

Je m'attarde ensuite sur un gros point fort : les musiques. L'ambiance du film est extraordinaire. Les compositions de Hans Zimmer sont, comme très souvent, sublimes, et collent parfaitement à l'intrigue, au contexte, et aux événements auxquels on assiste tout le long du film. Gros coup de coeur également pour quelque chose de prévisible et sans doute présent dans d'autres références de ce genre : le contraste net entre certaines scènes accompagnées de thèmes instrumentaux grandioses, brusquement coupés pour laisser placer au silence pesant et inquiétant propre au vide de l'espace.

Si l'envie vous prend, je ne peux que vous conseiller d'aller écouter deux ou trois morceaux du film, qui reflètent parfaitement bien son ambiance générale et géniale à mon goût (Oh, et puis, autant vous faciliter la vie : voici un extrait juste splendide et oppressant à la fois, peut-être référé comme Bonus Track, mais proche de ce que l'on peut entendre dans le film).

Terminons enfin par un point que je range dans les positifs, mais que certains n'apprécieront peut-être pas. Le dénouement, et l'explication finale. Attention, je ne citerai aucun véritable spoiler ici, MAIS mes propos peuvent mettre quelques uns sur la bonne voie, donner des indices, ou autre. Ou pas vraiment, mais autant ne pas prendre de risque si vous souhaitez garder un maximum de surprise.

Bref, allons y. Là on l'on aurait pu s'attendre à une fin "dramatique", sous le signe de la mort, de l'échec, ou tout simplement à une fin très rationnelle et expliquée précisément, on assiste à un grand final signé Christopher Nolan. Ce genre de final qui, au lieu de nous livrer uniquement des réponses, va nous embrouiller, nous faire douter, à la fois nous satisfaire et nous frustrer. Car la conclusion ne se veut pas scientifique, concrète, ou réaliste. Elle se veut clairement abstraite, étrange, originale, mais reste parfaitement en accord avec le reste du film, durant lequel certains indices se montrent par ci par là à la condition de bien les chercher ou de faire attention à chaque réplique et chaque situation de l'histoire.

Comme dans Inception ou dans le Prestige, on sort de la salle en se posant des questions. Car c'est un final qui reste ouvert à plusieurs interprétations différentes, et qui peut être critiqué, mais reste magique par sa mise en scène, son sens, et par la façon dont il est emmené. Et ce fut pour moi ce qui renforça définitivement mon avis sur ce film que je qualifie de véritable chef-d'oeuvre. J'ai juste adoré, du début, à la fin. Cette conclusion était, certes, trouble et étonnante, mais bien pensée.

Si ce film est composé de scènes qui s'opposent, tantôt appartenant au domaine du rêve, de l'espoir, et du futur, tantôt propres au véritable cauchemar, à l'angoisse, la peur, et la mort, le grand final est pour moi un parfait équilibre entre les deux, qui peut être interprété comme l'un ou l'autre.

Je suis sortie de la salle émerveillée, et même quelques jours plus tard, je n'ai qu'une envie : y retourner pour tenter de saisir certains petits détails qui m'auraient sans doute échappé, mais aussi pour m'assurer que mon avis pour ce film est bel et bien fondé, et pas seulement le fruit de l'effet d'agréable surprise ressenti uniquement après un premier visionnage.

-Do Not Go Gentle Into That Good Night-

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Eh bien, un petit up de ce topic avec la critique du dernier Avengers: Avengers 2, l'ère d'Ultron.

La critique ne contiendra pas de spoil dans la mesure du possible ;)

Alors, inutile de présenter les Avengers, la licence ou même l'histoire. Divers super-héros de la licence Marvel forment la ligue des Avengers. Un groupe plus ou moins soudé, et relativement balèze, qui affronte divers ennemis.

Je vais donner à ma critique la forme des tests de jeuxvidéo.com.

Graphismes: 17. C'est beau, on voit qu'ils ont mis le paquet dans les effets-spéciaux. La caméra est dynamique, et puis voilà. Rien de plus à dire. Ils avaient du budget, et ça se voit, ils n'ont pas fait dans la demi-mesure! Le film aurait gagné a avoir plus de BEAUX plans, et non de plans spectaculaires, mais on est dans un film d'action, alors voilà.

Scénario: 10. Je ne peux pas mettre moins, parce que c'est un film d'action, qui se vend comme un film d'action, et non comme un film psychologique. Donc du base, on ne s'attend pas à un scénario de fous. Mais même en sachant ça, franchement, ils auraient pu faire un effort. Marvel est visiblement à court d'inspiration. Parce qu'après que ses héros se soient battus contre Loki, et des Iron-Man méchants, on a le droit à un méchant, fusion du sceptre de Loki et d'un Iron-Man. Super.

En plus, Ultron, c'est vraiment un méchant sans originalité. Encore un mec qui veut sauver le monde, mais en le détruisant à sec, pour le reconstruire. Comme c'est original...

Pourtant, Ultron, c'était bien partit. Un méchant qui pose des bases intéressante, comme la recherche d'une identité, la volonté de s'extirper du moule dans lequel on a été conçu. La question de l'intelligence artificielle, qui, même en étant très exploitée ces derniers temps ( On citera Ghost in the Shell en 1995, ça fait plus de 20 ans que cette question revient ) est toujours pertinente... Mais non, n'y comptez pas trop. Ultron est le méchant conventionnel dans toute sa splendeur: Une allure de méchant, et un Q.I avoisinant les 15.

Pour le reste, le rythme est... Banal. Ce qui fait le charme des Avengers, c'est cette idée d'une bande de potes, avec des vannes de temps en temps, des petits jeu de mots cons, et une incroyable complicité au combat, qui donne naissance à des chorégraphies certes, peu probables, mais franchement géniales à regarder.

Bon, et bien vous prenez ça, vous le mettez en boucle, et vous obtenez Avengers 2. Les blagues et autre pseudo-punch-line sont tellement récurrentes dans le film qu'on les attend. Elles ne surprennent plus, ne font plus rire. Certaines sont pas mal, comme celle de Thor, qui fais diversion en disant : " Je suis Thor, fils d'Odin, et tant que je serais vivant... Je ne sais plus quoi raconter ensuite!!" . C'est un clin d'oeil aux longues tirades des Héros Marvel, et ça, ça marche. Mais c'est bien l'un des rares cas qui m'ait fait sourire/rire du film. Le problème, c'est que le réalisateur s'est dit: Puisque ça marche, on va en mettre partout! Et voilà le résultat: C'est lourd, c'est répétitif, c'est prévisible. Tout est prévisible. Et lorsque les Avengers parlent de possible sacrifice, on y croit pas. Et les punch-lines ne sont là que pour faire du remplissage.

Le seul moment de surprise pour moi, est la fin. On est habitués aux fins aguicheuses de Marvel, celle-ci ne fait pas exception et nous laisse très curieux de la suite.

Charadesign: 12. Pas de changement dans les costumes. Mais on apprécie une des nouvelles formes de l'armure d'Iron Man. Ultron a un design banal de méchant, mais il reste menaçant, et stylé. L'animation de son corps est parfaite, surtout au niveau de sa bouche. Vision, pour sa part est... Beurk, retirez-lui cette cape immonde et inutile, il sera beaucoup mieux!

Pour le reste, on apprécie de voir l'âge marquer les visages de nos héros. On a un effet de "héros en déclin" , de fatigue, qui rend les personnages plus réalistes, attachants. Bon, sinon, pas grand chose à dire, c'est pas mal.

Musique : 14. Pas marquante pour un sous, la musique reste dans les standards du genre: De l'épique orchestral. Pas de prise de risque, pas de mélodies sublimes, mais un mélange qui sied au film, pour un ensemble convenable.

Au final, pas plus de 12.5/20 pour ce film, selon moi.

En conclusion, ne vous fiez pas au titre. Ce second volet d'Avengers n'a rien d'une ère, et ressemble plutôt à une transition vers un troisième opus, que j'espère bien meilleur. Un film décevant par son fond pauvre, mais également par sa forme mal exploitée ( Sauf niveau visuel, chapeau les gens. ).

Alors Avegers 2, l'ère d'Ultron, un film d'action à ranger de suite dans la catégorie nanard kitch. Trop d'Avengers tue les Avengers. Dommage, car le film aurait pu être bien mieux exploité.

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B'jour, alors, plutôt que de faire un topic par film, je me suis dis qu'on pourrait ici faire nos critiques à chaque nouvelle sortie. Ici, il n'est pas question d'avis si vous n'avez rien vu.

Petit rappel.

J'ai également modifié le titre pour que ce soit un peu plus clair.

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Fraichement sorti de ma séance, nous voilà parti pour la critique d’un Blockbuster particulièrement attendu lequel est Mad Max : fury road. Après avoir réalisé la critique de la première trilogie que j’avais visionné à l’occasion de la sortie de ce quatrième opus de cette saga que j’apprécie de plus en plus, je me devais d’y donner suite en analysant le dernier chef d’œuvre de George Miller. Mes conditions de visionnage étaient optimales : en effet j’ai pu profiter d’un immense écran et de la technologie 3D d’une grande chaîne de cinéma. J’ai opté pour la VF pour avoir un confort visuel et me focaliser sur l’image et non le titrage. J’ai également préféré ne visionner aucune bande annonce pour rester dans les meilleurs conditions de surprises et le résultat est garanti.

Mad Max Fury Road

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Réalisateur : George Miller

Année : 2015

Genre : Action, Science-Fiction

Mad Max Fury Road est donc une suite des premiers Mad Max et non un reboot. Il aurait été difficile de réaliser un reboot ou un remake de cette saga tellement l’intention de chaque film est singulière : en effet, chaque film est une occasion unique pour reprendre le personnage de Max et le confronter à des problèmes qui sont loin d’être les siens et pourtant, il devra œuvrer pour le bien et en association avec d’autres adjuvants et bienfaiteurs pour se sortir de sa galère. Chaque film raconte donc une histoire unique avec des personnages uniques, et se séparent d’une ellipse temporelle qui marque un nouveau bouleversement de l’univers, qui s’enfonce toujours plus dans la médiocrité. Les seuls changements de la saga d’origine sont celui du casting, évidemment le seul personnage présent dans la trilogie originale est Max lui-même donc rien de choquant de ce côté-là. La mort de sa femme et fille est repris pour l’intérêt de l’opus mais je n’ai pas compris pourquoi ils ont choisi une fille plutôt qu’un petit garçon (qui était l’enfant de Max dans le premier, peut-être pour creuser la différence mais c’est peu flagrant). Pour continuer dans l’aspect du prolongement de la trilogie originale, je dirais que le réalisateur suit son message originel, sans pour autant s’efforcer d’en faire l’unique intérêt du film (comme cela était le cas pour Beyond Thunderdome). Il aborde ici des thèmes toujours liés à la dégradation du monde, mais nouveaux pour la série : la religion, le sexe, et la domination. Un nouveau problème vient s’installer, le manque d’eau. Le problème lié au pétrole n’est jamais abordé dans cet opus, tout tourne autour de l’eau et de son utilisation.

En quoi Miller a-t-il réussi son pari en nous offrant le meilleur opus de la saga ? La présence de moyens considérables l’a certainement aidé pour sa réalisation toujours aussi excentrique et singulière. On apprécie quand un réalisateur sort un peu des dogmes principaux d’Hollywood, bien qu’il faille admettre que cet opus est le plus codifié de la saga, peut-être pour s’ouvrir à un public plus large (bien que la bande annonce, annonce totalement le contraire et soit très sélective, elle ne reprend qu’un seul aspect de tout le film, et le plus bizarre (la folie permanente), c’est un étrange coup de marketing...). Le style Rock/Hard Rock est prédominant dans le design des méchants, des véhicules et de l’ambiance (bande son excepté). C’est d’ailleurs le point le plus marquant et le plus réussi de ce film : le visuel. Il s’agit du plus beau film qui m’était donné de voir. Tout est filmé en plein jour, scène de jour comme scène de nuit, seuls les filtres apportent la différence et pourtant bon dieux qu’est-ce que c’est beau. L’étalonnage des couleurs, bien qu’extrêmement superficiel, est magnifique, on s’en prend plein les yeux durant tout le film, ajoutez à ça le design génial des méchants comme des gentils, celui des véhicules super soigné, et les décors, magnifiques encore une fois. Quelle claque visuelle franchement. Pour l’aspect 3D, il est très bien travaillé même si l’on sent qu’ils ont bien misé sur l’intro du film (génialissime) et le climax (point culminant du film qui conclue le troisième et dernier acte scénaristique), plutôt que sur le reste, bien que les décors et les plans large, présents tout le long, sont peut être les plus maîtrisé que j’ai pu voir au cinéma. Côté bande son, on est dans le grave et l’utilisation très justifié des cors (à la inception). Pourquoi justifié ? Le cor donne du souffle et un impact très conséquent à une action, et puisque le film est

une gigantesque course poursuite de 1h30 (les 30 autres minutes sont consacrées au prologue et épilogue), la tension ne se relâche jamais. Enfin si, une seule scène nous permet de souffler correctement (la rencontre avec le groupe de femmes du désert), mais c’est certainement la seule.

Les phases d’action quant à elles regorgent d’idées, les morts sont toutes très originales, soignés et esthétiques. Ce qui est délaissé reste certainement le scénario et les dialogues mais là encore cela se justifie par l’univers propre à Mad Max, et c’est finalement très logique. C’est peut-être ce qui pourra rebuter le public lambda : l’absence d’intérêt scénaristique, ou l’absence de recherche plutôt. Mais comme je l’avais dit sur ma critique de l’ancienne trilogie, Mad Max s’intéresse à la portée du message et non à l’intérêt individuel du film. Deuxième blocage que peut engendrer ce fury road, c’est l’aspect déjanté de l’univers. Max est un personnage, c’est loin d’être un univers. L’univers est symbolisé par la société, et la société est dirigée par des méchants. Et les méchants sont complètement fous, mais vraiment taré. Ça peut être jouissif comme rebutant tout dépend de votre ouverture d’esprit et de la manière dont vous savez apprécier les films.

Il y a quand même un putain de Guitariste sur la remorque d’un camion, remorque qui n’est en fait qu’un gigantesque ampli, qui joue du Hard Rock dégueulasse pour accompagner la violence de la poursuite et dire aux gentils « coucou on arrive vous massacrer la tronche » mais également pour complaire au dictateur de cette civilisation. Et la guitare crache du feu…

C’est vraiment pour vous prévenir du délire du réalisateur complètement Génial. Et ça marche, le film est gonflé à la testostérone et porte des idéologies féministes très valorisantes, c’est très particulier mais l’association marche très bien.

Côté casting, rien n'est bluffant, tout est juste. Cependant, Tom Hardy a su prendre le personnage de Max et lui redonner une seconde jeunesse sous des traits insoupçonnés, non présent dans les premiers films. En même temps, Max est un personnage tellement discret, qu'il n'était pas dur de lui donner un caractère encore inexploité.

Ma scène préférée reste

celle de la tempête de sable, forte dans la tension comme dans le visuel (quelle claque encore une fois).

Je n’attends pas à ce que la suite soit aussi bonne, je pense que Fury Road est la meilleure chose qu’est fait George Miller et il sera pour lui très compliquer d’arriver à la cheville de son propre film.

Je pense que bien que le film utilise ENORMEMENT de code de garçon, il s’adresse aussi bien à eux qu’aux filles du moments où elles apprécient avoir le souffle coupé par des scènes spectaculaires, remplis d’actions, de sang, et de Rock.

Allez le voir dès que possible, de préférence, sur le plus grand écran que vous puissiez trouver.

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Je viens tout juste à peine de sortir de ma séance de ce Blockbuster, sans doute l'un des plus attendu de cette année, nous voila replonger dans une saga qui en a émerveiller plus d'un et qui revient avec ce film :
Jurassic World

Réalisateur : Colin Trevorrow

Année : 2015

Genre : Aventure - Science Fiction

Jurassice World est la suite de la première trilogie Jurassic Park. Après avoir eu Jurassic Park III qui avait laissé un passage vraiment médiocre aux yeux du grand public et en partie des fans, on ne pouvais s'attendre a revoir un film Jurassic Park sortir avec un excellent souvenir. Mais là c'est réussit ! La saga revient en force avec Jurassic World.

Synopsis (sans spoil mais je vais le mettre quand pour ceux qui n'ont pas vu les Bande Annonces qui au passage sont fortement déconseillée )

Jurassic World, ouvert depuis plus de dix ans, est devenu le plus grand parc à thèmes du monde avec ses attractions incroyables : Les Dinosaures ( crée a partir d'ADN fossilisées ).


Le projet scientifique dirigé par Claire Dearing tente de trouver une nouvelle attraction pour captivé encore plus de visiteurs, c'est ainsi que le projet réussit à créer le tout premier Dinosaure génétiquement modifié.
Mais le nouveau spécimen doter d'une intelligence supérieur réussit à s'échapper et commence à semer le chaos dans le parc.
Une gigantesque traque est alors lancée pour tenter de sauver le parc.

Les fans de la saga comme les néophytes seront satisfaits par cet épisode qui allie à la perfection la nostalgie des premiers films de la saga et la découverte d'un nouvel univers. La réalisation est superbe, on a l'impression que nos chers dinosaures sont de plus en plus réelle et non une FX pour en mettre plein la vue. La musique de Michael Giacchino est bonne mais ne laisse rien de marquant par contre le compositeur reprends le véritable thème de Jurassic Park d'origine pour de grands moments de nostalgie. La grande force de se film est surtout l'atmosphère et les personnages, ces derniers représentent bien les parties des idées qu'apporte la saga Jurassic Park, ils sont des plus attachants et on ressent de l’angoisse pour eux dans les scènes de tension. On y retrouve la mise en abîme qu'il y avait dans le premier Jurassic Park a savoir le cinéma, les créateurs et soigneurs du parc représentent les réalisateurs voulant émerveiller le public et les actionnaires ou bureaucrates du parc représentent les producteurs voulant profiter de cette magie pour s'en mettre plein les poches du coup cette convoitise peut vite tourner au cauchemar.
L'humour est présent et excellent et il y a des passages WTF mais restent pardonnables.
La plus part des scènes d'actions regorge de bonnes idées qui facilite l'immersion du spectateur.

Par exemple :


La scène avec les raptors qui attaque le groupe de Chris Pratt, on a des caméra subjectives qui accompagnent les membres du groupe de traque. Voir les raptors se jetter la gueule ouverte sur la caméra donne vraiment des frissons.
Parfait mélange de phase jeux vidéo et film d'Horreur.

Le casting est très bon, Chris Pratt que l'on a vu joué dans "Les Gardiens de la Galaxie" est juste excellent, il est mon personnage préférer du film; Bryce Dallas Howard actrice que j'ai remarqué depuis le magnifique "La Jeune Fille de l'Eau" était très bonne aussi tiraillé entre son bien être. Et bien sûr Omar Sy est présent dans ce film et il y joue sans aucun doute son meilleur rôle depuis "X-Men Days of Futur Past". Tout ce casting et le reste reste bon et nous laisse un excellent message pour la saga.

Une Suite, voir même une nouvelle Trilogie



En Conclusion, est ce que ce film mérite t il le coup d'aller le voir ? Oh que oui ! Ce film m'a étonnamment surpris. Je m'attendais pas à la base à ce qu'il soit aussi excellent, voir juste meilleur que "Jurassic Park III" mais au vu de la qualité de l’œuvre ce 4ème opus surpasse largement même "Jurassic Park : Le Monde Perdu". Bien entendu le premier "Jurassic Park" reste sans surprise le meilleur de la saga mais "Jurassic World" arrive en second place. En d'autre terme, "Jurassic World" est un excellent film rendant un sentiment de renaissance pour la Saga et un sentiment de nostalgie qui ravira le cœur des fans.
Si vous ne l'avez toujours pas vu. Mais dépêcher vous bon sang ! Aller voir ce splendide film qu'est "Jurassic World".

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Jurassic world est une perle ! Je suis fan !!!! Un des acteur (je crois) a joue dans les precedent jurassic parc

Il y a d'ailleurs pas mal de clin de d'oeil au precedent film

En tout j'etait hypnotise du debut a la fin!

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Je suis plutôt content d'être le premier à parler du dernier Classique d'Animation Disney sur un forum qui traite d'un jeu mêlant Square Enix à Disney ^^

 

J'ai nommé Zootopie (fiche technique pour les renseignements sur l'équipe de production ou autre : http://www.senscritique.com/film/Zootopie/9457270

 

affiche_zootopie_fr_hd.jpg

 

Ouais j'aime les grandes affiches qui prennent de la place ^^

 

Une autre réussite du studio Disney, et pas des moindres, Zootopie marquera difficilement les esprits et les revisionnages tant (concept créatif à part) son sujet est ultra classique, est abordé de manière très conventionnelle (sans surprise connaissant Disney), utilisant un cheminement scénaristique normal.

 

Et pourtant, le film tire ses épingles du jeu grâce sa multitude de qualité, l'empêchant peut être d'être à l'avenir marquant, mais nous proposant un contenu frais propre de bonne qualité, fait avec et pour de bonnes intentions.

 

Si certains pensent que le métier de doubleur s'est détérioré en qualité ces dernières années, ce film arrivera à démentir vos propos tant la VF est de bonne facture. La cohérence et le timing entre le doublage et l'animation faciale (fantastique et précise) des personnages est formidable, donnant vie et surtout réalité aux personnages.

 

Car on le sait, (les studios) Disney misent souvent sur ses personnages pour porter leurs films, et c'est encore une fois un grand succès avec deux protagonistes super attachants, des personnages secondaires jamais sous exploités, et ne dérogeant jamais à leur idéaux (rendant le tout cohérent de bout en bout).

 

Quand je parlais de fraîcheur, la variété des décors du film est un bon exemple, justifié tout bêtement par le concept architectural de Zootopie, aussi malin pour nous proposer des Jungles côtoyant des quartiers enneigés, que des coffee shop permettant aux girafe de se servir sans encombre.
En plus d'assurer son doublage, la VF nous propose également un texte très bien réécrit (fidèle à l'original je sais pas) mais trouvant des ouvertures linguistiques bienvenue (cf. Renard Malin/Lapin Crétin).

 

Disney se fait de la propre pub ce qui est plus salutaire (en terme comique) qu'handicapant donc pourquoi pas. (cf. les affiches revisités des films Disney - Frozen, Ralph etc.).

 

Disney exploite l'univers animal à la manière des anciens contes, moraliser les plus jeunes en faisant passer des idées aux travers du règne animal pour adoucir le propos mais le conserver tel quel. La morale du film, certes sans grande originalité, est cependant très bien traité. La stéréotypisation des espèces (races, ou couleur de peau pour se référer à l'espère humaine qui est le pendant des problèmes que les héros rencontrent dans le film) dénonce notre facilité à regrouper les personnes selon des critère principalement physique, nous empêchant de faire la différence entre la présence du mal au sein d'une communauté, et le mal d'une communauté. Gidéon, le renard, ennemi d'enfance de Hopps (-> espoir, là c'est transparent) (et Renard qui plus est), représente selon ses parents (censé détenir une connaissance archaïque et tangible dans le monde contemporain) un exemple de la race des renards. Seulement c'est contre balancé par

 

Révélation

Le récit d'enfance émouvant de Nick qui dénonce que les vices ne sont pas communs à une race, mais dus à la méchanceté gratuite et naïve des enfants qui n'est catalysée uniquement pas l'éducation, et les relations humaines (euh ...animales ?) comme le personnage de Mme Otterson nous laisse le croire.

C'est cette clairvoyance d'esprit, unique qu'à Disney, de nous proposer des idées simple dans un format fort et peut être infaillible ? (tant c'est universel).


Le récit s'épaule bien évidemment d'un antagoniste (c'est Disney, les gosses ont besoin d'une figure d'opposition), seulement cette figure n'apparaît que tard dans le film. Ce qui met en évidence la performance d'écriture des personnages : Les protagonistes sont confrontés à leurs propres démons et non ceux des autres

Révélation

(Hopps qui déçoit grandement Nick lors de la conférence)

, cela n'étant du qu'à des circonstances. D'ailleurs l'affaire criminelle ne se résout que par le biais de circonstances et de situations contextuelles mettant en arrière plan le plan des méchants pour promouvoir la bravoure, le travail d'équipe, et l'écriture des personnages.


Le drame marche, mais n'est pas la priorité de ce long métrage d'animation qui ne porte pas non plus énormément de traces d'humour. Au final, c'est clairement pour ses intentions qu'il vaut le détour (même si humour et mélancolie sont présentes et fonctionnent). C'est peut être d'ailleurs pour ça que le film peinera à marquer grandement les esprits. Mais du moment que le message est passé, je pense que c'est le plus grand honneur qu'on peut lui faire.

 

C'est donc un film qui fait du bien, qui aura du mal à trouver ses défauts, de part son conventionnalisme qui j'estime n'est pas une entrave à ses qualités - en effet l'aspect conventionnel rapport à la droiture et à l'application précise, rigoureuse et peu aventureuses des règles comme le ferait un agent de police standard. Ce sera donc notre petite Hopps qui nous fournira toutes les échappés de créativité et de fraîcheur que l'on pourra se mettre sous la dent (de lapin), que le film a à nous proposer.

Modifié par Mushu

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Je voudrais vous recommander un film que j'ai adoré lors de sa sortie qui est en diffusion depuis 3 semaines (je crois) et ce film c'est Le Roi Arthur: La Légende d'Excalibur ou King Arthur: Legend of the Sword. Le royaume se faisant attaquer par mordred, le roi uther pendragon essaye de protéger son fils accompagné de sa femme que cette dernière va mourir en même temps que son mari et ils réussissent quand même à faire partir le bébé vers londonium et le fils étant recueilli dans un bordel (littéralement) va devoir se forger soi même et plus tard doit battre son oncle ayant pris le pouvoir vortigern.

Le film à était réalisé par Guy ritchie sorti en ce moment (en 2017 donc) avec comme acteur principal Charlie Hunman qui à déjà joué dans pacific rim et dans Crimson peak jouant le roi Arthur , et Jude Law qui à déjà joué dans A.I intelligence artificielle et eXisten jouant vortigen.

Je vais commencer par la musique du film après des acteurs, de l'histoire et des idées.

Petit avertissement: c'est le premier film de Guy Ritchie que j'ai vu

Les musiques du film sont géniales, elle instaure parfaitement l'ambiance et les thèmatiques du film,ma préférée est The devil & the huntsman, cette musique regroupe tous ce que j'aime dans ce film. De la musique avec du fort et un thème de bataille me donnant des frissons.Je vous laisse aller l'écouter sur YouTube.

Les acteurs jouent presque à la perfection, je n'ai pas vu des acteurs mais des personnages par exemple pendant une scène je n'ai pas vue Jude law mais j'ai vue un froid et morbid ce qui rajoute du cachet au personnage. Charlie Hunman joue super bien le roi des rues devenant divin. Les autres personnages jouent tout aussi bien même la mage qui est joué par une française qui a joué dans pirate des Caraïbes 4 dans le rôle de siréna (quel nom pouri).

L'histoire est très bien narré par le film même si des fois il y a des trucs pas nécessaire au récit par exemple le personnage complotant Avec Jude law au début du film c'était vraiment utile de faire une créature tentaculaire qui ne doit pas trop exister dans la mythologie arthurienne. Comme vous pouvez le voir dans le résumé le film ne respecte presque pas la légende Arthurienne ce qui n'est pas plus mal car ce n'est juste une interprétation du mythe. Il y quelques trucs assez clichtons dans le film mais ça va on a connu pire. 

Les idées artistiques sont ,comme tout, géniales les plans expliqué en même tant que l'action, les scènes de combat les plus stylés que je n'ai jamais vu surtout vers la fin,la symbolique de l'épée plantée dans uther pendragon qui devient le socle de l'épée et aux début il y même des éléphants de pierre tirant des boules de feu.Le réalisateur à vraiment mis le paquet sur les effets spéciaux et toute les symboliques. Par contre, il y avait un truc (c'est plus par question de goût que autre chose), c'est les caméras collé aux acteurs et j'ai cette effet un peu gopro un peu nul, mais sinon tout était très bien.

Bon je sais que tout ce que je viens à sûrement déjà été dit vers d'autres personnes comme par exemple durendal ou Mickael J des voxmakers mais je voulais vous recommander ce film qui est vraiment bien pour tout les fans d'héroic fantasy et même pour d'autres si vous avez aimé final fantasy 15 ou même kingdom hearts (ce qui est le cas évidemment). Je trouverai vraiment ça dommage que ce film ne marche pas des masses, surtout  quand à côté on à Prometheus 2 et le pirate des Caraïbes qui détruit toute la saga.

Je vous encourage vraiment d'aller le voir. 

Si vous avez un autre avis que le mien je suis preneur.

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Holala Soralouis ! J'ai également vu le film et je ne suis pas du tout de ton avis :) 

Et puis pitiééééé non Alien Covenant (Promoetheus 2) est un bon film malgrès tout ce qui lui arrive dans la gueule ! En tout cas j'ai trouvé qu'il méritait bien plus son visionnage qu'Arthur!

(Si j'en ai le courage j'écrirais une critique sur ces deux films)

 

Mais aujourd'hui je suis plutôt venu vous parler d'un film qui n'a rien à voir:

 

STOKER du génialissime Park Chan Wook (réalisateur du superbe Mademoiselle récemment, ou encore la palme d'or du festival de Cannes avec Old Boy en 2004)

 

 WARNING: Certain d'entre vous sont très jeune sur le forum, le film dont je vais parler aujourd'hui est il me semble déconseillé au moins de 12 ans et il faut savoir que Park Chan Wook traite généralement de thème adapté à un public très averti. Vous êtes au moins prévenu si vous décidez de le visionner après ma critique. 

 

SYNOPSIS sens critique:

À la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, assiste au retour de son oncle, un homme mystérieux dont elle ignorait l’existence, et qui s’installe avec elle et sa mère. India commence à soupçonner que les motivations de cet homme charmeur ne sont pas sans arrière-pensées et ne tarde pas à ressentir pour lui des sentiments mêlés de méfiance et d’attirance.

 

Bande annonce

 

 

ma critique publiée sur sens critique:

 

Premiers pas (mais aussi toujours derniers aujourd’hui en 2017) du grand cinéaste coréen dans les productions américaines qui contrairement à ces habitudes ne fait que réaliser le film sur un scénario (auquel il ne participe pas à l'écriture) de Wentworth Miller.
Park Chan Wook réalise néanmoins ici un film en tant qu'auteur et non pas simple exécutif. Produit par la filiale "auteur" de la Fox et sous la tutelle de de Ridley et Tony Scott, le film commence sa production avec un budget raisonnable mais cependant très confortable pour ce genre de film de 12 millions de dollars.
Cette découverte du cinéaste des productions occidentales semblent lui être très bénéfique. Tout en réussissant à conserver son style, cette terre de changement est aussi l'occasion pour lui de se réinventer en quelque sorte. Le film oscille entre une maîtrise parfaite des codes classiques de mises en scène Hichcokiens ainsi que de toutes sortes de petites trouvailles et d'essais (pas forcément toutes hyper concluantes) qui donne au film un aspect très frais lors de son visionnage. A l'instar de cette séquence introductive servant de générique ou le personnage principale parvient par ses mouvements à déplacer ou à faire tomber les noms et les mots du générique. Ou encore le fait que le générique se mette de lui même en pause dans un effet qui frotterait presque avec le mauvais goûts. Tout cela soulignant le caractère fantastique de l’héroïne (on y reviendra) et le fait que le film soit basé sur son point de vue et donc qu'elle puisse directement interagir sur la structure filmique du film (en l’accélérant, en le mettant en pause, ...ect : pouvoir qu'aura également Charlie dans une moindre mesure). Bref Park Chan Wook est tout sauf en pilotage automatique et c'est vraiment cette aspect tout "foufou" qui est selon moi la grande qualité du film.

Le scénario écrit par l'acteur principale de Prison Break est ici un hommage direct au film d'Hitchcock L'ombre d'un doute. Et plus généralement, le film se veut une réinterprétation moderne du mythe du vampire et du film fantastique. Si cette aspect d'hommage et réinterprétation est également un véritable atout pour le film, il en est néanmoins son plus gros défaut. Le film n'est jamais au delà de ça: oui le film est très bon hommage, mais à quel moment est-il lui même et à quel moment a t'il un propos qui lui est propre ?
Au lieu de développer son propre discours, le film ne fait qu'explorer en surface plusieurs thèmes (sexualité, fantastique, la transition vers l'age adulte, le mythe d'Oedipe ect) sans réellement aller au fond des choses. Si la tension sexuelle (figure principale du cinéma vampirique) est bien présente, elle est tout à fait incohérente dans son traitement: ainsi on passe en premier lieu d'une représentation métaphorique de la chose représenté par les personnages jouant ensemble du piano, à une forme tout à fait explicite dans une scène formidable de montage alterné sous une douche où le spectateur ne comprend d'ailleurs pas de suite ce qu'il ce passe grâce à un jeu de hors-champ. Mais si en effet les deux représentations prisent une par une sont intéressantes: le fait qu'elle soit toutes les deux dans le même film gâche absolument tout.
Aussi, certains sujet sont parfois traiter de façon si grotesque que l'impact en est fortement réduit: telle cette scène où Charlie offre des chaussures à talon à sa nièce pour montrer qu'à présent c'est devenue une véritable femme (voir même SA femme).

Il faut aussi souligné un travaille d'acting tout à fait convenable des acteurs. Autant si la magnificence de l'oncle semble plus être du fait de la mise en scène que du travail d'acteur, il faut souligner le rôle de la mère campé par une Nicole Kidman des plus adaptée (avec ce léger jeu très factice et limite surjouée qui montre au fur et à mesure l'aspect vide et limite cruche de son personnage).

Bref on aboutit à un film certes intéressant mais qui semble se limiter de lui même à sa condition d'hommage sans jamais vraiment dépasser cela et être tout simplement lui même.

 

Je lui mettrait ainsi la note de 13/20

Bien que je vous conseille fortement de vous intéresser à la filmographie de Park Chan Wook, et ce film pourrait pourquoi pas en être une bonne porte d'entrée. 

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